
Troisième vol réussi pour la fusée Ariane 6 !
Le mercredi 13 août 2025, la fusée Ariane 6 s’est envolée pour son troisième vol avec à son bord, un satellite qui nous sera bien utile pour mieux comprendre la météo de notre planète, et mieux comprendre le changement climatique.
Alors, prêt pour découvrir cette mission ? C’est parti !
La fusée

Décollage d’Ariane 6 lors de ce 3ème vol
La fusée utilisée pour ce lancement est notre nouvelle fusée : Ariane 6. « Notre », car elle est construite en bonne partie par la France, étant une fusée « européenne ». Il y a donc d’autres pays voisins qui nous aident, comme l’Allemagne par exemple !
Pour en savoir plus sur ce magnifique lanceur, je t’invite à lire la page à son nom, où tu auras plein d’informations croustillantes à son sujet !
Une fusée qui voyage dans le temps … ou presque !
Ariane 6 décolle depuis Kourou, une ville en Guyane Française, un pays d’Amérique de sud. C’est celui qui est entouré en rouge sur notre carte.
Ce qui est marrant, c’est que cette grande distance entre la France et la Guyane française fait qu’il y a 5 heures de décalage entre eux et nous. Lorsque l’on mange le soir vers 20h, eux sont encore en pleine après-midi, car il est encore 15h.
Cette mission a décollé de Paris à 2h37 du matin, si on enlève les 5h, cela fait qu’en Guyane il était … 21h37 ! C’est à dire qu’ils n’avaient même pas encore changé de jour ! La fusée à donc décollé le mardi 12 août pour les guyanais, mais le mercredi 13 août pour nous !
Le passager
Le passager pour cette mission (que l’on appelle également « charge utile ») était un satellite.
Mais c’est quoi, un satellite ? Et bien, c’est un objet fabriqué par l’être humain, et dont le but est d’effectuer un travail dans l’espace.
Il a besoin pour cela de plusieurs choses, comme :

Un ordinateur de bord
C’est son « cerveau ».
Des batteries
Ce sont des « grosses piles ».
Elles servent à alimenter en électricité l’ordinateur de bord, mais aussi les instruments (ce sont les appareils qui ont une mission à accomplir, comme mesurer la température par exemple).


Des panneaux solaires
Il servent à une chose : capter la lumière du soleil et la transformer en électricité.
Cette électricité va ensuite servir à recharger les batteries
Des antennes
C’est ses oreilles et sa bouche.
Si il n’a pas d’antennes, notre satellite ne pourra pas recevoir les instructions qu’on lui donne, mais il ne pourra pas non plus nous répondre, nous envoyer des images …

METOP-SGA1
Notre passager du jour est un satellite nommé METOP-SGA1 (un superbe nom, n’est ce pas ?)

© ESA/ATG Medialab
Comme on peut d’ailleurs bien le voir sur cette illustration (ce n’est pas une vraie image), il possède un seul panneau solaire.
Il a été construit par Airbus (le même groupe qui construit certains avions de ligne !) et sa mission doit durer un peu plus de 7 ans.

Un avion construit par Airbus : l’A380
Sa mission : de la météorologie. C’est la science de l’étude de la météo. Il va donc permettre de …
- Mesurer la température 🌡️
- Mesurer l’humidité 💧
- Suivre les nuages, la pluie, le vent … 🌦️
- Mesurer la quantité de pollution dans l’air 💨
- Mesurer la quantité de certains gaz 💨



Tout cela permettra d’améliorer les prévisions météo (que l’on peut voir à la télé ou sur nos téléphones …) mais aussi de mieux comprendre le réchauffement climatique. Mieux comprendre comment il fonctionne, c’est avoir des armes pour le combattre.

Une carte représentant la température de l’air.
Déroulement de la mission
La mission commence bien avant le décollage. La première étape consiste à assembler les différents éléments qui composent notre fusée : deux étages et deux propulseurs à poudre. Ces différents morceaux arrivent d’Europe par bateau.

©ESA/CNES/Arianespace
Pendant que la fusée est assemblée, notre passager est préparé au lancement : on vérifie qu’il fonctionne bien, et on le rempli de carburant.

©ESA-CNES-ARIANESPACE/Optique vidéo du CSG–P. Piron
Tu peux remarquer que les équipes portent une drôle de tenue. La salle est en effet extrêmement propre pour éviter que de la poussière rentre à l’intérieur du satellite, ce qui pourrait l’endommager et l’empêcher de fonctionner correctement.
Cette tenue les empêche par exemple de faire tomber des cheveux.
Une fois que le satellite est prêt, il est placé dans la « coiffe », la partie pointue placée au sommet de la fusée, qui va protéger notre passager lors du décollage.


A quelques heures du décollage, le bâtiment dans lequel était assemblé notre fusée recule, pour laisser la voie libre à notre lanceur (oui, un décollage de fusée dans un immeuble, ce n’est pas très pratique …)

©ESA-CNES-ARIANESPACE/Optique vidéo du CSG–E. Prigent
C’est la masse du bâtiment qui protège notre fusée, c’est comme si que l’on faisait avancer la Tour Eiffel comme un train, avec des rails !
Notre fusée a maintenant la voie libre ! Plus qu’à la remplir de carburant et attendre l’heure du décollage !
Le lancement s’est très bien passé et Ariane 6 a réussi à envoyer notre satellite sur une orbite polaire
Les vidéos
Pour pouvoir admirer en accéléré la construction de la fusée, je t’invite à regarder cette superbe vidéo
Des images au ralenti à couper le souffle, sa te tente ?
Arianespace, l’entreprise qui lance les satellite, diffuse en direct les lancements ! Si tu souhaites revoir celui-ci en entier, le voici !